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Saturday, May 28, 2011

côte d'ivoire : Laurent Gbagbo a rencontré pour la première fois ses avocats (AFP)

L'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, en résidence surveillée dans le nord du pays, a rencontré jeudi pour la première fois ses avocats, a déclaré à l'AFP l'un de ses conseils.
 
Les six avocats ont pu rencontrer pendant environ trois quarts d'heure leur client, détenu dans une résidence officielle à Korhogo, et étaient présents lors de son audition par le procureur de la République, Simplice Kouadio Koffi, a indiqué Me Habiba Touré par téléphone.
 
L'avocate a dénoncé le fait qu'elle et ses collègues, arrivés sur place lundi, n'aient pu rencontrer l'ex-chef d'Etat que juste avant son audition.
 
"On dénonce l'attitude des autorités ivoiriennes", "on nous a baladés", a-t-elle dit, fustigeant une "profonde atteinte aux droits de la défense".
 
Selon elle, les avocats ont récusé l'enquête préliminaire du procureur.
 
"Les juridictions de droit commun ne sont pas compétentes pour procéder à l'audition de Laurent Gbagbo", qui n'est "pas un justiciable ordinaire", a-t-elle expliqué.
 
Laurent Gbagbo a été placé en résidence surveillée à Korhogo peu après son arrestation le 11 avril à Abidjan.
 
Sa chute est intervenue après plus de quatre mois de crise née de son refus de céder le pouvoir après le scrutin de novembre 2010, et dix jours de guerre dans Abidjan. Près de 3.000 personnes ont trouvé la mort durant la crise, selon le régime du nouveau président Alassane Ouattara.
 
La justice ivoirienne accuse notamment M. Gbagbo d'exactions, de concussion et d'appels à la haine. M. Ouattara souhaite que la Cour pénale internationale (CPI) le juge pour les éventuels crimes les plus graves, comme les crimes contre l'humanité.
 
Son épouse Simone Gbagbo et la plupart des responsables de son camp sont également détenus dans le nord du pays.
 
La première audition de l'ex-chef d'Etat s'était tenue le 7 mai en l'absence de ses avocats, refoulés à leur arrivée à l'aéroport d'Abidjan car leurs visas n'étaient pas en règle.
 

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Saturday, May 7, 2011

Côte d'Ivoire: pourquoi Ouattara est mal parti


Appui trop voyant de Paris, Soro trop puissant, tueries dans l’ouest et maintenant assassinat d’IB. La présidence d’Alassane Ouattara est décidément mal partie.

Alassane Ouattara lors de sa première visite au palais présidentiel d'Abidjan, le 28 avril 2011. REUTERS/Luc Gnago
l'auteur

 

Il promettait la paix et la réconciliation à une Côte d'Ivoire traumatisée par une décennie de crise politico-militaire. Mais pour Alassane Ouattara, difficile vainqueur de la présidentielle de novembre, le chemin menant au palais présidentiel est jonché de cadavres.

IB trop gênant

Ibrahim Coulibaly dit «IB» gênait. Cet ancien putschiste, grand rival du tout-puissant Premier ministre Guillaume Soro, estimait à juste titre avoir contribué à la chute de Laurent Gbago. A la tête du «commando invisible», il a enclenché une guérilla urbaine dans Abidjan, la grande métropole peuplée de 5 millions d’habitants.
Ses combattants –«invisibles» car se fondant dans la population, souvent originaires du Nord du pays– ont dès le début de l’année choisi la confrontation avec les militaires de Gbagbo, alors que Ouattara et Soro, retranchés dans l’Hôtel du Golf d'Abidjan, donnaient du temps au temps, se refusant à faire parler les armes, face à un Gbagbo obstiné, de plus en plus isolé mais toujours aux commandes.
Le «commando invisible» a d’abord fait parler de lui à Anyama et surtout Abobo, dans la banlieue nord d’Abidjan. «Abobo la guerre», immense quartier spontané, en grande partie un bidonville de plus d’un million d’habitants. C’est là qu’a débuté la «bataille d’Abidjan». L’armée de Gbagbo n’a rien pu faire. Elle a d’abord perdu le contrôle de la rue, se regroupant dans le camp commando.
Les blindés légers parcouraient à toute vitesse les rues poussiéreuses en tirant à l’aveuglette à la kalachnikov et à la mitrailleuse. Les mortiers, installés en périphérie du quartier, tiraient au hasard. Des obus sont tombés sur un marché. Sur des habitations. Les civils étaient les premières victimes.
Puis le commando invisible a pris la quasi-totalité d’Abobo et d’Anyama, débordant alors sur les quartiers plus résidentiels d’Adjamé et de Cocody. Déjà, certains observateurs faisaient remarquer que ces combattants bardés de gris-gris étaient davantage anti-Gbagbo que pro-Ouattara.
Selon certaines versions, les hommes d'IB ont même essayé de «doubler» les forces pro-Ouattara, arrivées aux portes d’Abidjan. Le «commando invisible» aurait pris la Télévision d’Etat RTI et marché sur le palais présidentiel au Plateau, avant même que les Forces républicaines d'Alassane Ouattara n’entrent dans Abidjan…
Mais ils auraient été repoussés par les forces de Gbagbo et n’auraient guère reçu de soutien du ministre de la Défense du président Ouattara, un certain Guillaume Soro. Après la victoire finale, IB a réclamé sa part du gâteau.
Il aurait pu être arrêté, il a été tué.

Duékoué, le cauchemar

Que s’est-il passé à Duékoué pendant la prise par les forces pro-Ouattara de ce grand carrefour de l’Ouest, le 29 mars? Mais aussi juste avant et juste après? Il y a eu des centaines de morts, environ 800 selon plusieurs ONG, dont Amnesty et Human Rights Watch (HRW).
Les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), qui en quelques jours seulement ont pris le contrôle de la moitié Sud du pays, ont «dérapé» dans l’Ouest , notamment à Duékoué.
Avant la chute de la ville, les milices pro-Gbagbo aidées de mercenaires libériens ont attaqué les populations originaires du Nord et les ressortissants du Burkina et du Mali, nombreux à travailler dans les plantations de cacao.
Mais la prise de la ville s’est ensuite accompagnée de centaines de morts, notamment dans le quartier Carrefour, dans l’ouest de Duékoué. Les victimes étaient essentiellement des Guéré, ethnie réputée favorable à Gbagbo.
Les forces dirigées par Soro se sont défendues: elles ont reconnu que des personnes avaient été tuées, notamment par leurs combattants, mais assuré qu’il s’agissait de miliciens et non de civils. Plusieurs témoignages recueillis par des défenseurs des droits de l’Homme font toutefois état de femmes et d’enfants parmi les victimes…
Les exactions commises à Duékoué sont considérées comme des crimes de guerre et donc passibles de la Cour pénale internationale (CPI). Le président Ouattara a promis que justice serait faite, que les coupables seraient arrêtés.
Aujourd’hui encore, 30.000 personnes terrorisées s’entassent dans des conditions sanitaires déplorables à la Mission catholique de Duékoué. Parmi eux, des Guéré qui ont peur de rentrer chez eux. Mais aussi des miliciens craignant à raison une justice expéditive.
Pourtant, le chemin de la réconciliation passe par Duékoué. Si le président Ouattara ne punit pas les criminels dans ses propres rangs, l’Ouest ivoirien risque de lui échapper.

French touch

Sans l’appui militaire de la France, agissant sous mandat de l’ONU, Ouattara n’aurait pas gagné la «bataille d’Abidjan». Ses forces, qui ne disposaient par d’armes lourdes, qui opéraient sur un terrain qu’elles ne connaissaient pas ou prou, butaient sur le dernier carré de combattants de Gbagbo, un mélange de troupes d’élite, de mercenaires et miliciens qui se sont battus avec l’énergie du désespoir pour protéger le bunker présidentiel.
Ils avaient notamment un avantage de taille, des véhicules blindés légers qui «explosaient» les pick-up armés de mitrailleuses des forces pro-Ouattara. L’assaut final traînait en longueur. Il a fallu les missiles des hélicoptères de la force française Licorne et de la mission onusienne (Onuci) pour ouvrir des brèches dans lesquelles les hommes de Soro se sont engouffrés.
Mais combien de temps le président Ouattara, affublé pendant quatre mois du qualificatif «reconnu par la communauté internationale», mettra-t-il pour faire oublier qu’il est arrivé au palais présidentiel dans les valises de la force Licorne. La «French Touch» ne sera pas facile à effacer. Elle a été trop décisive dans la victoire finale.

Super Soro

Mais l’autre problème de Ouattara, ce ne sont pas les Français. C’est son propre Premier ministre, ministre de la Défense, homme tout-puissant, homme redouté. Guillaume Soro. Qui n’a pas 40 ans.
Autant Ouattara a une image de technocrate, figé dans une posture présidentielle, qui l’éloigne du peuple. Autant Soro est charismatique, sait parler au peuple. Il a donné à Ouattara la victoire des urnes. Cela n’a pas suffit. Il lui a donné la victoire militaire, lui l’ancien chef rebelle qui a mené ses troupes jusqu’à Abidjan.
Soro a gagné la guerre mais ne sera pas l’homme de la paix. C’est un classique de l’histoire contemporaine. Churchill a résisté puis a battu Hitler. Mais les électeurs l’ont boudé ensuite. Comme le général De Gaulle.
Les jours de Soro comme Premier ministre sont donc comptés. Ouattara doit satisfaire son autre allié, Henri Konan Bédié. Le prochain chef de gouvernement sera en conséquence issu de son camp.
Mais que faire de «Super Soro»? Créer un poste de vice-président? Pourquoi pas. Mais quel chef d’Etat aimerait avoir comme numéro 2 un homme si puissant, si jeune, si ambitieux?
L’exclure du pouvoir? Cela serait dangereux. Soro s’est habitué aux ors de la République d’un pays qui, malgré la crise, reste le plus riche de l’Afrique de l’Ouest francophone.
Que faire de Soro? Pour le président Ouattara, c’est la question numéro un. La réponse ne devra pas tarder, elle devra être claire. Elle déterminera l’avenir du pays. Elle dira si le «miracle ivoirien» est toujours possible ou si le cauchemar continue.


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Wednesday, April 20, 2011

Un chef de milice en Côte d'Ivoire fait allégeance à Ouattara

Reuters
Ibrahim Coulibaly, chef de la puissante milice des "commandos invisibles" qui luttait contre les forces fidèles au président déchu Laurent Gbagbo, a fait allégeance mardi au président élu Alassane Ouattara. Lire la suite l'article
Sa milice a harcelé durant des semaines les forces pro-Gbagbo à Abidjan, préparant la prise de la capitale économique du pays la semaine dernière par les anciens rebelles des "Forces nouvelles".
Ibrahim Coulibaly a déclaré qu'il reviendrait à Ouattara de décider du futur rôle de ses propres forces mais il s'est prononcé pour l'intégration dans la nouvelle armée ivoirienne des forces pro-Gbagbo afin d'éviter un futur bain de sang.
"Les commandos invisibles sont au service de la République, de son peuple et de son chef d'Etat", a déclaré à la presse Ibrahim Coulibaly, plus connu sous les initiales d'"IB". Ses forces sont estimées à 5.000 combattants.
Il a par ailleurs assuré que les dissensions entre lui-même et l'ancien chef rebelle Guillaume Soro, chef des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) et Premier ministre d'Alassane Ouattara, étaient terminées.
"Il est vrai qu'il y a eu un moment de désaccord entre moi-même et mon jeune frère mais je pense que le moment est venu pour la réconciliation et le pardon", a-t-il dit.
Même si un semblant de vie normale a repris à Abidjan, des habitants rapportent avoir entendu des tirs nourris d'armes lourdes et des explosions dans le quartier de Yopougon, un des bastions des miliciens pro-Gbagbo. Selon un résident, les combats opposeraient ceux-ci aux FRCI.
Ange Aboa, Marc Delteil pour le service français, édité par Gilles Trequesser





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Laurent Gbagbo, échec et mat


Mardi 11 avril, Laurent et Simone Gbagbo ont été arrêtés par les forces pro-Ouattara, aidées de la France et de l'Onuci. Des images choc d'un président qui ne voulait pas lâcher le pouvoir.

Image de la TCI retransmettant l'arrestation de Laurent Gbagbo le 11 avril 2011. Reuters TV
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Les images de l'arrestation de Laurent Gbagbo marquent un dénouement spectaculaire: celui qu'on peut désormais appeler l'ancien président de Côte d'Ivoire est apparu «le visage tuméfié» selon certains de ses partisans, «dans son état normal» au contraire selon des commentateurs français. Sur le plan symbolique, ces images fortes font penser à la fin de Saddam Hussein en Irak, traqué pendant des mois par l'armée américaine. Si l'on n'a pas inspecté la bouche et les dents de Laurent Gbagbo, contrairement au sort réservé à Saddam, les images ont présenté le même côté humiliant de l'homme assis, parlant en levant la tête vers des interlocuteurs l'entourant, debout.
Un homme changeant de chemise et apparaissant en tricot de corps, transpirant et s'épongeant, pour endosser, de manière hautement symbolique, la chemise bariolée de simple civil qu'il redevient désormais, se faisant même boutonner le col par une main anonyme, sans doute ennemie... Les brèves images de Simone Gbagbo sur France 24 ont été encore plus saisissantes: échevelée, apparemment en chemise de nuit à bretelles, l'ancienne première dame, souvent décrite comme le véritable «homme fort» de la Côte d'Ivoire, n'est plus le faucon tant redouté, avec ses escadrons de la mort et ses déclarations haineuses, mais un oiseau tombé du nid.
Les réactions, bien sûr, sont extrêmement contrastées, à l'image du pays dont Alassane Ouattara va devoir recoller les morceaux. Abobo, ce quartier populaire du nord d'Abidjan souvent décrit comme un bastion pro-Ouattara, a laissé libre cours à la liesse. A Cocody, le quartier résidentiel soumis à d'intenses tirs et un état de siège depuis une semaine, tout est calme. Pas de nouvelle de Yopougon, en revanche, grand quartier populaire pro-Gbagbo, soumis à un déferlement de violences ces derniers jours. Pour Alpha Blondy, la star du reggae ivoirien, interrogée par SlateAfrique, c'est un «dénouement joyeux, parce que Laurent Gbagbo n'est pas mort. C'était mon souci, et ce que j'avais demandé à tout le monde. Notre mission maintenant consiste à colmater les brèches au niveau national. Comment réconcilier les Ivoiriens, comment éviter la chasse aux sorcières et les élans de revanche? C'est l'affaire de tous les Ivoiriens.»

Quel rôle joué par les Français?

Le rôle des forces spéciales de l'armée française prête à bien des controverses. Son apport déterminant dans l'assaut final donné à la résidence de Gbagbo et son arrestation ont d'abord été reconnus par l'ambassadeur de France à Abidjan, Jean-Marc Simon. Puis démenti avec véhémence par le camp Ouattara, qui dit avoir procédé lui-même à l'arrestation. Quid de la trentaine de blessés qui se trouvaient à l'infirmerie dans le bunker de la résidence de Laurent Gbagbo, parmi lesquels l'acteur et réalisateur Sidiki Bakaba, blessé au dos et à la jambe? Les proches s'inquiètent et attendent des nouvelles.
Youssoufa Bamba, l'ambassadeur d'Alassane Ouattara auprès des Nations unies, l'a martelé avec insistance: ce sont bien les combattants pro-Ouattara qui ont procédé à l'arrestation de Laurent Gbagbo, dont la résidence a été pilonnée pendant une semaine par la force française Licorne et l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci). Alors qu'on s'empêtre et qu'on s'interroge en France, certains dénoncent avec véhémence, à l'instar du Français Alain Cappeau, ancien conseiller à l'économie de Laurent Gbagbo:
«Il ne faut pas se leurrer, ce sont les forces spéciales qui ont arrêté Laurent Gbagbo. J'ai mal pour mon pays, pour la France, c'est honteux! Nous avons la malchance d'être dirigés par le psychopathe schizophrène qu'est Sarkozy. Ouattara n'est pas capable de diriger son pays. A chaque balle qui siffle, il a appelé Nicolas Sarkozy, qui a à son tour appelé Ban Ki-moon. Il n'est pas capable de gouverner sans appeler à l'aide. Il est mal parti! Je l'appelle à se rendre très vite à Korhogo, dans le nord, et à diriger son affaire de là-bas. Si Laurent Gbagbo reste vivant, si on lui demande son avis sur tel ou tel niveau de fonctionnement, il pourra calmer ses partisans. Sinon, il faut s'attendre au soulèvement à Abidjan.»
Dans la capitale économique ivoirienne, en état de siège et au bord d'une très grave crise humanitaire, certains se félicitent ouvertement de l'intervention française. André Kamaté, responsable de la Ligue ivoirienne des droits de l'homme (Lidho), parle sur ce point en son nom propre:
«Ce n'est que justice. Les Ivoiriens ont voté le 28 novembre et il y a un vainqueur, Alassane Dramane Ouattara. Gbagbo a joué de subterfuges pour ne pas lui donner le pouvoir, avec un Conseil consitutionnel qui relevait plus de l'alchimie juridique que du droit. La communauté internationale toute entière a dit à Laurent Gbagbo qu'il fallait qu'il quitte le pouvoir. Sa chute était inévitable. Un adage chez nous dit que si vous êtes deux à vous battre et que votre querelle menace tout le monde, il faut chercher partout du secours. La France est venue à notre secours, fidèle à ses principes de démocratie et de liberté, pour que le peuple ivoirien puisse en bénéficier. La France a agi sous mandat onusien. Il faut saluer la France, et toutes les nations courageuses qui ont pris leurs responsabilités pour aider les Ivoiriens.»
Pour Alpha Blondy, l'intervention de la France ne pose pas non plus vraiment problème: «Il fallait l'aide de tout le monde pour éteindre ce feu. Si nous les Ivoiriens avions été à la hauteur, si nos politiques avaient été à la hauteur, nous n'en serions pas arrivés là. On peut maintenant voir comment réparer les erreurs passées et contribuer à ramener une paix définitive, pour envisager l'avenir de façon plus optimiste.»

Et maintenant?

La crise ivoirienne est-elle réellement finie? C'est encore difficile à croire, tant les divisions sont profondes et le pays meurtri. Des civils pro-Gbagbo ont été conduits vers l'hôtel du Golf, et auraient, selon nos informations, été frappés par une foule hostile en chemin. Beaucoup de questions se posent sur ce que sera l'après-Gbagbo, avec un nouveau président, Alassane Ouattara, dont l'image a été sérieusement écornée par les massacres commis par ses Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) dans l'ouest du pays, et sans doute aussi à Abidjan. Quel sera le rôle de la justice ivoirienne et de la justice internationale? La balle, désormais, est dans le camp d'Alassane Ouattara, qui a promis, le 7 avril au soir dans son discours à la nation, de poursuivre tous les auteurs des exactions, quels qu'ils soient. Son Premier ministre, Guillaume Soro, en tant que responsable des FRCI, se trouve en première ligne...





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Saturday, April 16, 2011

Gbagbo tombe, la Côte d`Ivoire de Ouattara tente de se relever

Gbagbo tombe, la Côte d`Ivoire de Ouattara tente de se relever



Après

Après les combats: la vie reprend lentement ses droits à Abidjan Abidjan. Photo: rues de Cocody



ABIDJAN - Un président tombe, un pays tente de se relever: après une guerre de dix jours, la Côte d`Ivoire a tourné cette semaine la page du régime de Laurent Gbagbo, et le nouveau président Alassane Ouattara a pris les rênes pour relancer l`ex-eldorado d`Afrique de l`Ouest.
Lundi 11 avril 2011: le jour où Laurent Gbagbo a changé de visage. Le
patriarche de 65 ans volontiers bonhomme a l`air épuisé, sonné, vieilli sur
des vidéos qui font le tour du monde.
En maillot de corps, il vient d`être arrêté par les Forces républicaines
(FRCI) de son rival dans sa résidence d`Abidjan, après un pilonnage intensif
de l`ONU et de la force française Licorne.
Ses partisans crient au "coup d`Etat" et accusent les forces spéciales
françaises, mais il est trop tard: après une décennie de pouvoir, quatre mois
d`une crise meurtrière née de son refus de reconnaître sa défaite à la
présidentielle de novembre 2010 et dix jours de combats, M. Gbagbo est détenu
au Golf hôtel, dont il avait fait une prison dorée pour M. Ouattara.
Avec lui: son épouse Simone, qui excite ce jour-là la haine de la foule
après avoir été tant redoutée, et une centaine de personnes.
Désormais pleinement président, M. Ouattara annonce une "procédure
judiciaire contre Laurent Gbagbo, son épouse et ses collaborateurs", mais
appelle à "s`abstenir de tout acte de représailles ou de violences" alors que
près de 900 personnes ont été tuées en quatre mois selon l`ONU.
Mais la "nouvelle ère d`espérance" promise commence par un décès.
Désiré Tagro, ex-ministre de l`Intérieur et homme à poigne du régime
défait, meurt mardi, au lendemain de son arrestation avec M. Gbagbo. Suicide?
Assassinat? Les circonstances de son décès restent troubles.
Quant à l`ancien président, il est transféré mercredi hors d`Abidjan, sous
protection de la mission des Nations unies en Côte d`Ivoire (Onuci).
Direction: le nord du pays, resté sous contrôle de l`ex-rébellion qui forme le
gros des FRCI après avoir failli le renverser en 2002.
La grande ville du nord, Korhogo, où se trouve une résidence
présidentielle, est souvent évoquée comme point de chute pour sa résidence
surveillée.
Mais la famille Gbagbo ne désarme pas. A Paris, une de ses filles saisit
des avocats français pour étudier la "légalité" de l`arrestation de ses
parents ainsi que celle de l`intervention militaire française.
Pendant ce temps, après des jours de combats, la vie reprend peu à peu ses
droits à Abidjan. Les pillages ont été gigantesques durant la guerre,
notamment dans les quartiers chics du nord de la ville, et prennent encore une
nouvelle vigueur.
Très souvent accusés: les éléments FRCI eux-mêmes, parmi lesquels règne un
grand désordre. "Ils ne savent pas s`ils seront payés, alors ils se servent",
commente un vieil Abidjanais.
Si les partisans, ou supposés tels, du président déchu se sentent de plus
en plus menacés, notamment dans le quartier pro-Gbagbo de Yopougon (ouest), à
travers la métropole les commerces rouvrent peu à peu, de plus en plus de
voitures s`aventurent dans les rues.
Mais pour le nouveau pouvoir il est plus facile d`ordonner la reprise des
exportations de cacao - suspendues durant des mois pour étouffer le camp
Gbagbo - que d`effacer les traces de l`ère Gbagbo.
Alassane Ouattara y croyait: d`ici le début de la semaine prochaine il
serait au palais présidentiel auparavant occupé par son rival. Pour cause de
travaux et même de déminage, il devra demeurer encore plusieurs semaines au
"Golf".




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Enlèvements à Abidjan: l`ambassadeur de France lance un appel à témoins

Enlèvements à Abidjan: l`ambassadeur de France lance un appel à témoins


Audiences
 Abidjan. Photo: l`ambassadeur de France en Côte d`Ivoire, SEM Jean-Marc Simon




L`ambassadeur de France en Côte d`Ivoire,
Jean-Marc Simon, a lancé vendredi à la télévision ivoirienne un "appel à
témoins" après le rapt le 4 avril à Abidjan de quatre personnes, deux
Français, un Malaisien et un Béninois, faisant part de sa "grande
préoccupation".
"Il y aura bientôt deux semaines, plusieurs ressortissants français et
étrangers ont été enlevés par un groupe armé à l`hôtel Novotel", a rappelé
l`ambassadeur français dans un message à la TCI, chaîne du gouvernement du
président Alassane Ouattara.
Les personnes enlevées sont deux Français, le directeur de l`hôtel Novotel
et un chef d`entreprise, ainsi que deux de ses employés de nationalités
malaisienne et béninoise.
Ils ont été enlevés alors qu`Abidjan était en proie à de violents combats
entre fidèles du président sortant Laurent Gbagbo et partisans d`Alassane
Ouattara, qui se sont poursuivis jusqu`à l`arrestation lundi de M. Gbagbo.
Depuis les rapts, "nous sommes sans nouvelles. Je voudrais lancer un appel
à témoins, tous ceux qui pourraient avoir connaissance de la présence quelque
part de ces quatre personnes ou qui auraient une indication quelconque sur
leur sort, l`endroit où ils auraient pu être conduits, sont instamment invités
à en faire part à l`ambassade de France qui recueillera leur témoignage", a
poursuivi l`ambassadeur.
"C`est une grande préoccupation pour nous et une grande émotion dans la
communauté française", a ajouté Jean-Marc Simon.





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Friday, April 8, 2011

COTE D IVOIRE Les pro-Ouattara s'emploient à sécuriser Abidjan

REPORTAGE - La présence de miliciens fidèles à Laurent Gbagbo complique l'opération.  Lire la suite l'article
Envoyé spécial à Abidjan
Le commandant Mourou Ouattara aboie des ordres fermes. «Vous restez ensemble ! Vous visez avant de tirer et vous vous cachez quand ça tire.» Les hommes grognent une réponse. Dans les rangs des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) d'Alassane Ouattara, les leçons des précédents assauts sur le centre d'Abidjan, trop brouillons pour être réellement efficaces, tardent à porter leurs fruits. Les hommes montent dans une dizaine de pick-up sales. Deux ou trois camions portent des impacts de balles. Les visages sont fatigués comme les uniformes dépareillés. On réajuste bonnet, béret et fétiches. Vendredi, après deux semaines d'offensive, les soldats du président élu montaient une nouvelle fois au front.
Opérations de ratissage  Le front se situe désormais à Cocody, quartier chic où se situe la villa de Laurent Gbagbo et où rôdent toujours quelques centaines de miliciens loyaux au président déchu. Les accrochages sont fréquents. «Ils ne sont pas très nombreux mais il y a des tireurs embusqués. Ils bougent en petits groupes et sont très difficiles à atteindre», confie Idrissa Koné. Malgré la kalachnikov qu'il brandit, le combattant a de faux airs de premier de la classe. Il a passé sa matinée entre les murs des belles demeures de Cocody, sans jamais voir l'ennemi mais en entendant les balles siffler.
L'opération de sécurisation d'Abidjan, annoncée jeudi soir par Alassane Ouattara, se mettait vendredi lentement en place. Dans son discours aux accents de réconciliation, le chef de l'État a fait de la fin des combats une priorité. Tout comme l'installation d'un blocus autour de la résidence de Laurent Gbagbo, dont la mise en place ne semblait qu'une question d'heure. Dans les faits, cependant, la tâche est immense.
Entre les gigantesques ficus de l'allée de la «villa Marie-Thérèse», demeure de l'épouse de Félix Houphouët-Boigny.



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Thursday, April 7, 2011

Japon: Alerte au tsunami levée après un nouveau séisme

SINISTRE - Une secousse de magnitude 7,4 a été ressentie jusqu'à Tokyo... Lire la suite l'article
Un séisme de magnitude 7,4 a été enregistré ce jeudi au nord-est du Japon. L'alerte au tsunami lancée dans l'océan pacifique et les mers adjacentes a été rapidement levée. La secousse a été ressentie jusqu'à Tokyo, selon la chaîne publique NHK, qui annonçait une vague d'un mètre alors que celle qui a ravagé la région s'élevait à plus de 11 mètres.
Fukushima épargnée
Aucun dégât n'a été noté à la centrale de Fukushima-Daiichi, dont les employés ont été évacués à la suite du séisme, a déclaré l'opérateur Tokyo Electric Power (Tepco), qui continue d'injecter de l'azote dans le réacteur n°1 pour éviter une explosion que pourrait provoquer l'accumulation d'hydrogène.
Le séisme s'est produit à 25,6 km de profondeur, rapporte l'Institut américain de veille géologique (USGS). Son épicentre se situait à 66 km au large de Sendai et à 116 km de Fukushima. Selon les médias nippons, aucun blessés ni dégaâts ne sont à déplorer mais un vaste secteur du nord du Japon a été privé d'électricité du fait de la nouvelle secousse.





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L'assaut militaire piétine à Abidjan

Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo est terré jeudi retranché dans son bunker. Selon le ministre français de la Défense, les Casques bleus ont encadré ses derniers défenseurs dans un périmètre limité. Lire la suite l'article
Situation «extraordinairement difficile» à Abidjan
Les soldats de la force des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) encerclent les derniers défenseurs du président sortant Laurent Gbagbo à Abidjan, a déclaré jeudi Gérard Longuet, qui les évalue à un millier d'hommes. «Les troupes de l'Onuci ont encadré dans un quadrilatère limité les derniers défenseurs de l'ancien président Laurent Gbagbo et contrôlent les deux ponts principaux qui assurent la liaison entre le nord et le sud d'Abidjan», a expliqué le ministre français de la Défense, lors des questions d'actualité au Sénat.
La situation est «extraordinairement difficile» dans la capitale économique, a-t-il ajouté. «Nous sommes dans une situation d'extrême tension où, d'heure en heure, la situation peut évoluer». «Des troupes qui dépendaient du pouvoir précédent font courir aux populations des risques majeurs, sans compter des bandes de pillards qui tirent de l'absence totale d'état de droit des opportunités personnelles», a développé le ministre.
Gbagbo sera «arrêté vivant» et jugé
«Tôt ou tard, il sera arrêté et présenté à la justice», a estimé jeudi l'ambassadeur de la Côte d'Ivoire à l'ONU, Youssouf Bamba. L'ambassadeur a insisté sur le fait qu'Alassane Ouattara, reconnu président par la communauté internationale, voulait que son rival soit capturé en vie. «Trop de sang a été versé. Nous n'offrirons pas à M. Gbagbo le luxe d'être un martyr. Il sera arrêté vivant et répondra devant la justice pour les crimes qu'il a commis», a déclaré le diplomate.
Ce dernier a déclaré qu'il n'y aurait plus de négociations avec M. Gbagbo. «Aujourd'hui, la partie est terminée. Au cours des quatre derniers mois, nous avons essayé toutes les voies de la médiation. Il veut seulement gagner


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Côte d'Ivoire: Gbagbo est encerclé, Ouattara prépare la transition

CRISE IVOIRIENNE - Les forces de Gbagbo sont prises au piège, mais l'heure n'est pas encore à l'assaut final... Lire la suite l'article
L'étau se referme sur Laurent Gbagbo. Jeudi soir, dans une allocution télévisée, Alassane Ouattara, son adversaire lors des dernières élections et président élu de Côte d'Ivoire, a annoncé que le secteur autour de la résidence de l'ancien homme fort du pays serait bouclé et sécurisé.
Revivez les événements de la journée de jeudi par ici
La mauvaise nouvelle, pour le camp du président sortant, est venue s'ajouter à celle de l'encerclement de ses derniers défenseurs à Abidjan par les soldats de l'Opération des Nations unies (Onuci). «Les troupes de l'Onuci ont encadré dans un quadrilatère limité les derniers défenseurs de l'ancien président Laurent Gbagbo et contrôlent les deux ponts principaux qui assurent la liaison entre le nord et le sud d'Abidjan», a ainsi déclaré à Paris le ministre de la Défense Gérard Longuet devant le Sénat.
Pour autant, la partie n'est pas gagnée. Gbagbo dispose encore d'un millier d'hommes, dont 200 à sa résidence. Parmi eux figurent des membres de la Garde républicaine et de jeunes miliciens munis d'armes lourdes. Par ailleurs, selon des analystes, les forces de Ouattara risquent de peiner face aux défenseurs du président sortant si elles ne sont pas épaulées par les troupes de la France et de l'ONU.
Le risque onusien pour Ouattara
Paradoxalement, une intervention onusienne présente un risque politique majeur. Pour Martin Roberts, expert auprès du groupe IHS Global Insight, une trop grande dépendance de Ouattara envers les Occidentaux pourrait en effet valoir une «crise de légitimité au nouveau régime».
Le président élu en est conscient. A l'heure actuelle, il n'aurait d'ailleurs fait aucune demande en ce sens. Un porte-parole de l'ONU à Abidjan a déclaré à Reuters que l'Onuci avait dépêché des soldats dans le quartier de Cocody, où Gbagbo passe pour être retranché dans un bunker fortement défendu.




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Wednesday, April 6, 2011

Côte d'Ivoire: Gbagbo s'accroche au pouvoir

CONFLIT - Les forces d'Alassane Ouattara tentent de le capturer vivant... Lire la suite l'article
Laurent Gbagbo plie, mais ne rompt pas. Les affrontements ont fait rage pour la troisième journée consécutive à Abidjan où le président sortant, qui refuse toujours de céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara, vit retranché.
Les forces d'Alassane Ouattara ont lancé ce mercredi un assaut dans la capitale économique ivoirienne contre la résidence de Laurent Gbagbo qui a, semble-t-il, été repoussé selon une source militaire occidentale.  D'après cette source, qui vit non loin de la résidence fortifiée de Laurent Gabgbo dans le quartier huppé de Cocody, les combats ont diminué d'intensité dans l'après-midi et les forces d'Alassane Ouattara se sont regroupées. Affousy Bamba, porte-parole d'Alassane Ouattara, a démenti un tel repli, sans pouvoir donner de précisions sur les derniers combats.
Echec des négociations
L'objectif est clair: prendre Laurent Gbagbo vivant. «Cela n'a jamais été l'intention de qui que ce soit dans le camp Ouattara, et ce n'est toujours pas le cas, d'assassiner l'ancien président Gbagbo», a dit Affousy Bamba. «Alassane Ouattara a donné des instructions formelles pour que Gbagbo soit pris vivant car nous voulons le traduire en justice», a-t-elle ajouté.
A Paris, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a reconnu l'échec des négociations et dénoncé l'«intransigeance» de Laurent Gbagbo, tout en soulignant que ni les soldats français de la force Licorne ni les casques bleus de l'Onu n'étaient engagés dans les affrontements.
«Le président Sarkozy organise l'assassinat du président Gbagbo»
Le porte-parole de Laurent Gbagbo à Paris, Toussaint Alain, a pourtant accusé la France de vouloir la mort du chef de l'Etat sortant. «Le président Sarkozy organise l'assassinat du président Gbagbo», a-t-il dit. En outre, une centaine de manifestants pro-Gbagbo se sont rassemblés devant l'Assemblée nationale française aux cris de «Sarkozy assassin», «La France et ...

 
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situation inquiétante à Abidjan

Les forces de Ouattara ont échoué mercredi à s'emparer du bunker où est retranché le chef de l'Etat sortant Laurent Gbagbo, qui refuse toujours de se rendre malgré l'effondrement de son régime. Lire la suite l'article
Les pro-Ouattara pourraient s'être repliés
Les tirs à l'arme lourde ont cessé mercredi à la mi-journée à Abidjan, après l'assaut «final» lancé dans la matinée par les forces d'Alassane Ouattara contre le palais et la résidence où s'est retranché Laurent Gbagbo. Un habitant a même rapporté à l' Agence France-Presse que les combattants s'étaient finalement repliés quelques heures après avoir lancé l'assaut.
Cet assaut a été qualifié de « tentative d'assassinat du président Gbagbo», par son porte-parole, Ahoua Don Mello. Ce dernier accusait par ailleurs la force française Licorne d'avoir fourni «un appui aérien et terrestre». La France a démenti toute participation à cette attaque, assurant qu'elle poursuivait ses opérations d'assistance aux ressortissants étrangers. Le ministre de la Défense a persisté en fin d'après-midi en précisant qu'il n'était pas question d'intervenir dans le conflit et d'aider Ouattara à déloger Gbagbo de son bunker. «Nous n'obéissons à aucune force politique en Côte d'Ivoire», a martelé Gérard Longuet. «Le cas échéant, pour la protection des populations civiles, nous pouvons répondre à une réquisition des Nations unies. Point final», a-t-il ajouté.
Des soldats fidèles à Alassane Ouattara, mercredi à Abidjan. Crédits photo : STAFF/REUTERS
Échec des discussions avec Gbagbo
Les discussions sur une reddition de Laurent Gbagbo ont échoué , a confirmé Alain Juppé mercredi après-midi. Le ministre français des Affaires étrangères, qui se disait pourtant mardi «à deux doigts» de convaincre le président ivoirien de s'en aller, a attribué cet échec à «l'intransigeance de Laurent Gbagbo». À la mi-journée, une source gouvernementale française avait déjà évoqué un tel échec.





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A Abidjan et dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, la difficile action des associations humanitaires

DÉCRYPTAGE - Les combats entraînent des déplacements de populations sur le territoire, rendant la situation humanitaire critique.
Alors que les combats font rage à Abidjan depuis près d'une semaine, la situation humanitaire en Côte d'Ivoire s'aggrave de jour en jour: du fait de l'extrême insécurité à laquelle sont confrontés les civils sur l'ensemble du territoire, le travail des humanitaires est ralenti, les déplacements de populations sont nombreux, et la gestion des camps de réfugiés toujours plus difficile.
Comme l'a expliqué à 20 Minutes François Danel, le directeur général d'Action contre la Faim (ACF) qui se trouve actuellement dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, le mouvement de population est multiple: «Il y a des déplacés au sein même de la région ouest, où d'importants combats ont lieu. Les gens fuient leurs villages pour des endroits plus fréquentés où ils pensent qu'ils seront plus en sécurité. Ils viennent gonfler les campements qui sont déjà formalisés ou les villages.»
Des populations fragiles en première ligne
Or, si la situation humanitaire n'est pas encore catastrophique dans ces lieux, «on note déjà un appauvrissement généralisé. Les habitants des villages aident les déplacés qui arrivent, ce qui amène plus de difficultés à trouver de la nourriture, de l'eau potable, ou un minimum de revenu.» Et ce sont principalement des femmes et des enfants -«des populations fragiles», rappelle François Danel- qui sont en première ligne. Les humanitaires s'emploient à mettre en place des systèmes d'eau potable, des cantines ou des distributions de vivres, mais aussi à initier des campagnes de nettoyage et d'hygiène pour empêcher le développement d'épidémies.
Autre inquiétude, l'existence de «poches de gravité». La situation n'est pas la même dans tout le pays, mais il y a des endroits de grande concentration, comme à Duékué par exemple. «Après les massacres qui ont eu lieu de part et d'autre, il y a eu un déplacement de populations au sein même de la ville vers les zones reculés



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Les combats à la résidence de Gbagbo ont diminué d'intensité

Les forces d'Alassane Ouattara ont lancé mercredi un assaut à Abidjan contre la résidence de Laurent Gbagbo qui a, semble-t-il, été repoussé selon une source militaire occidentale. Lire la suite l'article
Les affrontements font rage pour la troisième journée consécutive dans la capitale économique ivoirienne où le président sortant, qui refuse toujours de céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara, vit retranché.
D'après cette source, qui vit non loin de la résidence fortifiée de Laurent Gbagbo dans le quartier huppé de Cocody, les combats ont diminué d'intensité dans l'après-midi et les forces d'Alassane Ouattara, reconnu vainqueur de l'élection présidentielle du 28 novembre par l'Onu, se sont regroupées.
"D'après ce que je comprends, ils ont tenté de prendre la résidence ce matin. L'assaut a échoué", a dit cette source. "Ils n'ont pas pu briser la résistance opposée par toutes les armes lourdes toujours dissimulées aux abords de la résidence de Gbagbo et se sont repliés pour réfléchir".
Une porte-parole d'Alassane Ouattara a démenti un tel repli, sans pouvoir donner de précisions sur les derniers combats.
A Paris, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a reconnu l'échec des négociations et dénoncé l'"intransigeance" de Laurent Gbagbo, tout en soulignant que ni les soldats français de la force Licorne ni les casques bleus de l'Onu n'étaient engagés dans les affrontements.
"La lutte est terrible ici, les explosions sont si violentes qu'elles secouent mon immeuble", a déclaré à Reuters Alfred Kouassi, un Abidjanais qui vit près de la résidence présidentielle dans le quartier de Cocody.
"On entend des tirs d'armes automatiques et aussi le grondement des armes lourdes. Ça tire de partout, il y a des voitures qui foncent dans toutes les directions et des combattants un peu partout", a-t-il ajouté.
Alfred Kouassi a précisé voir des blindés français de la force Licorne dans la rue, sans pouvoir dire s'ils sont engagés dans les combats.
La résidence de l'ambassadeur de France se trouve à proximité de la résidence présidentielle, où Laurent Gbagbo serait réfugié avec ses proches dans un bunker.
Les soldats de Ouattara "se préparent à entrer dans la résidence pour capturer Gbagbo. Il ne l'ont pas encore pris, mais ils essaient de le capturer, ils sont dans le bâtiment", avait annoncé dans la matinée une porte-parole d'Alassane Ouattara, Affousy Bamba.
Un autre porte-parole, Patrick Achi, a souligné que les forces d'Alassane Ouattara avaient reçu l'ordre de ne pas tuer Laurent Gbagbo.
"PRENDRE GBAGBO VIVANT"
"Cela n'a jamais été l'intention de qui que ce soit dans le camp Ouattara, et ce n'est toujours pas le cas, d'assassiner l'ancien président Gbagbo", a-t-il dit. "Alassane Ouattara a donné des instructions formelles pour que Gbagbo soit pris vivant car nous voulons le traduire en justice."
A Paris, le porte-parole de Gbagbo, Toussaint Alain, a pourtant accusé la France de vouloir la mort du chef de l'Etat sortant. "Le président (Nicolas) Sarkozy organise l'assassinat du président Gbagbo", a-t-il dit à Reuters. Une centaine de manifestants pro-Gbagbo se sont rassemblés devant l'Assemblée nationale française aux cris de "Sarkozy assassin", "La France et l'Onu complices" et "La Côte d'Ivoire ne t'appartient pas".
Laurent Gbagbo refuse de signer un document par lequel il renoncerait à revendiquer le pouvoir.
"Si Gbagbo refuse de signer les documents présentés hier (par l'Onu et la France), c'est parce qu'on lui propose quelque chose qui n'a aucune base juridique ou légale", a dit mercredi à Reuters son porte-parole Ahoua Don Mello.
Interviewé sur Radio France Internationale, le président sortant a redit son refus de se rendre. "Nous n'en sommes pas dans la phase de négociations. Et où partirais-je ? Pour aller où ?"
Mardi, il avait reconnu que son armée avait appelé à un cessez-le-feu après la destruction de son armement par les frappes aériennes de la France et de l'Onuci, l'opération des Nations unies en Côte d'Ivoire.
"Je ne suis pas un kamikaze, j'aime la vie. Je ne souhaite pas la mort, ce n'est pas mon objectif, mourir", avait-il dit à la chaîne de télévision LCI en réclamant "la vérité des urnes".
En raison de la poursuite des combats, les conditions de vie sont de plus en plus précaires à Abidjan, où la population a notamment beaucoup de difficultés à se procurer de l'eau potable.
Le procureur de la Cour pénale internationale de la Haye, Luis Moreno-Ocampo, a annoncé mardi que des pourparlers étaient en cours avec des pays d'Afrique de l'Ouest pour soumettre aux juges de la CPI des informations sur des atrocités commises en Côte d'Ivoire et permettre l'ouverture rapide d'une enquête sur ces violences.
Plus de 1.500 personnes ont été tuées dans les violences en Côte d'Ivoire depuis la fin novembre.
Avec Mark John et Loucoumane Coulibaly à Abidjan, Yann Le Guernigou à Paris; Pierre Sérisier, Guy Kerivel et Jean-Loup Fiévet pour le service français





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Côte d'Ivoire : Gbagbo n'a toujours pas renoncé

Ils ont d'abord réclamé un cessez-le-feu. Lire la suite l'article
Après les attaques nocturnes de l'ONU et de la France contre leurs hommes et leurs armes lourdes, les proches de Laurent Gbagbo ont sorti le drapeau blanc mardi après-midi.
Depuis le matin, les partisans d'Alassane Ouattara annonçaient qu'il était "en négociations" pour laisser sa place. Information démentie tout au long de la journée par les proches du président sortant.
Et puis mardi soir, on annonçait carrément sa reddition, réclamée notamment par l'ONU et par Barack Obama himself.
Information que Laurent Gbagbo a démenti lui-même au micro de LCI. "Je ne reconnais pas la victoire de Ouattara. Pourquoi voulez-vous que je signe ça ?", faisant référence au document que lui demandent de signer la France et la communauté internationale.
Mercredi matin, le président sortant n'a toujours pas renoncé. Il se trouverait retranché dans un bunker de sa résidence personnelle, selon l'ONU. Et deux généraux de son armée négocieraient toujours les conditions de son départ. Pourtant, des proches de Laurent Gbagbo affirment qu'il ne s'en ira pas.
Principale interrogation : le président sortant acceptera-t-il l'exil ou exigera-t-il de rester en Côte d'Ivoire ?
Fin du suspense dans la journée ?
Pour suivre les évènements ivoiriens en direct, c'est ici.

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Tuesday, April 5, 2011

Côte d'Ivoire : Gbagbo "en négociations pour se rendre" d'après le camp Ouattara

http://www.jeuneafrique.com/photos/005042011093834000000gbagbo-nego.jpgL’ambassadeur de Côte d’Ivoire à Paris nommé par Alassane Ouattara a affirmé mardi matin que Laurent Gbagbo serait "en négociations pour se rendre". Un proche de Laurent Gbagbo a affirmé que le président ivoirien sortant "n'en est pas" à envisager "pour le moment une reddition".
« L’assaut final » des forces d’Alassane Ouattara est-il près de toucher au but ? Les combats, qui se sont poursuivis une partie de la nuit dans la capitale économique ivoirienne, semblent en tout cas se rapprocher du palais présidentiel.
Des tirs à l’arme lourde étaient entendus dans le quartier abidjanais du Plateau, où le palais est situé, mardi à l’aube.
Parallèlement, des tractations sont en cours avec le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, selon le camp Ouattara. L’ambassadeur qu’il a nommé à Paris, Ally Coulibaly, a indiqué mardi sur RFI que Laurent Gbagbo « serait en négociations pour se rendre ».
"Pas pour le moment" répond le camp Gbagbo
« Je crois que Laurent Gbagbo est en vie actuellement », a-t-il affirmé. « Ce que j'apprends, c'est que depuis hier, il chercherait à négocier. Ce n'est pas trop tard », a-t-il affirmé.
Ally Coulibaly n’était pas en mesure de donner des détails sur ces éventuelles négociations.
Interrogé sur la question, le porte-parole du gouvernement de Laurent Gbagbo, Ahoua Don Mello, a répondu : « Pour le moment, il n'en est pas là. »
Frappes aériennes de l’Onuci et de la Licorne
Sur le terrain, les choses se sont incontestablement accélérées. « L’assaut final », lancé par les forces d’Alassane Ouattara lundi, semble leur avoir permis de progresser dans Abidjan pendant la nuit.

Tirs et fumées depuis le camp militaire d'Akouédo, à Abidjan, le 4 avril.
© AFP
De violents combats ont eu lieu notamment autour de l'École de gendarmerie située dans le quartier de Cocody, selon un habitant. « Les forces pro-Ouattara essaient d'entrer dans le camp », a témoigné un habitant.
Même si l’Onuci et la force française Licorne s’en défendent, leurs frappes aériennes pour détruire les armes lourdes aux mains des forces de Laurent Gbagbo auront probablement aidé les forces pro-Ouattara à pénétrer dans Abidjan. Le chef de l'ONU a assuré que les frappes visaient à protéger les civils et l’Onuci, et non à s'attaquer à Laurent Gbagbo.

 
Leurs hélicoptères ont notamment ouvert le feu sur les camps militaires d'Agban et d'Akouédo ainsi que sur des cibles militaires au palais et à la résidence présidentiels. Ils ont notamment détruit plusieurs armes lourdes du camp Gbagbo dont des blindés et des « orgues de Staline », d'après les Nations unies.
Le porte-parole du gouvernement Gbagbo, Ahoua Don Mello, a affirmé que le président ivorien sortant était « étonné que la France attaque directement la Côte d'Ivoire », alors qu'« il n'a jamais fermé la porte au dialogue ».
Les « bombardements » de l'ONU et de la France sur des cibles militaires à Abidjan ont par ailleurs fait « beaucoup de morts » car « les militaires habitent avec leurs familles dans les camps » militaires, a-t-il assuré.
Toussaint Alain, un conseiller de Laurent Gbagbo présent à Paris, parle quant à lui « d’actes de guerre [...] illégaux » et d’une « tentative d’assassinat ».
Selon des responsables de l’ONU, les frappes de l’Onuci et de la Licorne sont intervenues après des demandes « urgentes » en ce sens du secrétaire général Ban Ki-moon au président français Nicolas Sarkozy. (avec AFP)



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Côte d’Ivoire : Les généraux Mangou et Kassaraté chez le président Gbagbo

ABIDJAN – Le général Philippe Mangou, Chef d’Etat major des armées et le général Kassaraté, commandant supérieur de la Gendarmerie sont apparus dans un document filmé daté du « dimanche 3 avril » en compagnie d’autres hauts gradés de l’armée ivoirienne sur la Rti (télévision d’Etat), a constaté un journaliste de Directscoop.
Le bref reportage filmé de la Rti montre les généraux Philippe Mangou et Kassaraté, l’air détendu, à la résidence du Chef de l’Etat où ils ont été reçus par le Président Laurent Gbagbo.
Les médias avait annoncés la défection du général Philippe Mangou et son accueil par l’ambassadeur d’Afrique du Sud en Côte d’Ivoire. La presse internationale affirmait que le général Kassaraté avait « basculé » dans le camp de la rébellion pro-Ouattara.
Publié dans : Dans l'actu, Militaire






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Monday, April 4, 2011

Nicolas Sarkozy déclare la guerre à la Côte d’Ivoire

 

Le président français Nicolas Sarkozy a autorisé, lundi, le bombardement de plusieurs cibles, notamment des camps militaires et la télévision ivoirienne, par l’Onuci selon un communiqué de l’Elysée prétextant de stopper les actions du Président ivoirien Laurent Gbagbo contre les civils.
En début d’après midi, les deux camps militaires d’Akouédo, à proximité des habitations ont essuyé de nombreux tirs de même que la télévision ivoirienne, la résidence du Chef de l’Etat et la présidence, les symboles de la république.
Cette attaque de l’armée française vise à faciliter la prise du pouvoir de l’opposant Alassane Ouattara pourtant candidat malheureux au second tour de l’élection présidentielle de novembre 2010.
Le camp de gendarmerie Agban avait  essuyé dans la nuit de samedi à dimanche des tirs d’obus provenant de soldats français « embusqués depuis la casse » d’Adjamé, selon une source militaire.
Les soldats français sont entrés directement en action, samedi, en vue d’évincer par la force le Président Laurent Gbagbo, après l’échec des rebelles pro-Ouattara  à prendre, vendredi, le palais présidentiel, la résidence du Président et la télévision nationale. La rébellion, selon un conseiller du Président Gbagbo, a même été contrainte d’abandonner le Golf hôtel, son Quartier général.
Dans la nuit de samedi à dimanche, tandis que plusieurs milliers de patriotes ivoiriens convergeaient pour les uns vers la résidence du Chef de l’Etat à Cocody et pour les autres vers les deux ponts menant au palais présidentiel au Plateau, les militaires français prenaient le contrôle de l’aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan et renforçaient leur présence en Côte d’Ivoire en hommes et en armements.


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Tuesday, March 29, 2011

Côte d'Ivoire : les forces pro-Ouattara lancent une vaste offensive

À l'ouest, au centre-ouest et à l'est de la Côte d'Ivoire, les Forces républicaines pro-Ouattara ont lancé une vaste offensive simultanée. Elles avancent rapidement en direction de la région de la "boucle du cacao" et du port de San Pedro, au sud. Et les forces armées fidèles au président sortant cèdent du terrain en deçà de la ligne de front de 2002-2003.
Et si la guerre civile était repartie comme en 2002 ? Quatre mois jour pour jour après le second tour de la présidentielle remportée par Alassane Ouattara, les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) qui soutiennent ce dernier ont lancé une offensive non seulement dans l'ouest, depuis un mois, mais aussi dans le centre-ouest et l'est de la Côte d’Ivoire.
« Il y a eu une attaque des rebelles à Duékoué, une attaque sur le 2e bataillon de Daloa (centre-ouest) et une autre près de Bondoukou (est). Cela pose le problème du cessez-le-feu en vigueur », explique une source à l'état-major des Forces de défense et de sécurité (FDS) pro-Gbagbo. Des attaques confirmées par les FRCI, qui assurent désormais contrôler entièrement la ville stratégique de Duékoué, après avoir réduit une « poche de résistance [des FDS] dans une scierie située à la sortie ouest de la ville », selon une source des forces pro-Ouattara interrogée lundi après-midi.
Progression vers Tanda
« À Daloa, nous avons attaqué le camp du 2e bataillon et ce [lundi] matin nous avons pris la localité de Bediola [35 km au nord de Daloa], a-t-elle ajouté. Nos hommes progressent maintenant vers Daloa », porte d'entrée de la « boucle du cacao », la grande région productrice.
À l'est, près de la frontière avec le Ghana, la ville de Bondoukou est tombée aux mains des FRCI, selon des habitants. « Il y a eu des combats et ce [mardi] matin, ils paradent dans la ville en tirant des coups de feu en l'air, a indiqué un habitant. Un détachement rebelle se dirige vers Agnibilekrou » (une ville située à une centaine de kilomètres au sud), a-t-il ajouté. « La ville est tombée, je cherche des moyens pour quitter Bondoukou. »
« Les gens sont sortis, ils applaudissent, certains crient "guerrier, guerrier !" en voyant les combattants pro-Ouattara » à bord de 4x4 ou à pied, a indiqué une femme. « On a pris Bondoukou et nos gars progressent vers Tanda », au sud, a affirmé une source à l'état-major des FRCI, basée à Bouaké (centre).
Le porte-parole des Forces républicaines Seydou Ouattara a affirmé mardi qu'elles « maîtrisent Daloa, Bondoukou et Agnibilekrou ».« Nos hommes sont maintenant en partance pour Abengourou. » (200 km au nord-est d'Abidjan),
Désastre humanitaire

Ces offensives risquent de faire empirer une situation humanitaire désastreuse, alors que les violences postélectorales ont déjà fait 462 morts, selon l'ONU (832, selon le camp Ouattara), et près d'un million de déplacés. En outre, une solution politique à la crise ivoirienne n'a jamais semblé aussi éloignée.
Alassane Ouattara a récusé le Haut représentant nommé par l'Union africaine, l'ex-ministre cap-verdien des Affaires étrangères José Brito, pour ses « relations personnelles » avec Gbagbo. « Le président Ouattara a ses raisons, que je respecte », a déclaré Brito, qui était censé engager des négociations entre les parties. « Je pense qu'il n'est pas possible d'avancer davantage [dans la mission] si cette position persiste. Je présume que l'UA va analyser cette impasse et décider quelle est la meilleure voie à suivre », a-t-il ajouté. 





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