DÉCRYPTAGE - Les combats entraînent des déplacements de populations sur le territoire, rendant la situation humanitaire critique.
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Alors que les combats font rage à Abidjan depuis près d'une semaine, la situation humanitaire en Côte d'Ivoire s'aggrave de jour en jour: du fait de l'extrême insécurité à laquelle sont confrontés les civils sur l'ensemble du territoire, le travail des humanitaires est ralenti, les déplacements de populations sont nombreux, et la gestion des camps de réfugiés toujours plus difficile.
Comme l'a expliqué à 20 Minutes François Danel, le directeur général d'Action contre la Faim (ACF) qui se trouve actuellement dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, le mouvement de population est multiple: «Il y a des déplacés au sein même de la région ouest, où d'importants combats ont lieu. Les gens fuient leurs villages pour des endroits plus fréquentés où ils pensent qu'ils seront plus en sécurité. Ils viennent gonfler les campements qui sont déjà formalisés ou les villages.»Des populations fragiles en première ligne
Or, si la situation humanitaire n'est pas encore catastrophique dans ces lieux, «on note déjà un appauvrissement généralisé. Les habitants des villages aident les déplacés qui arrivent, ce qui amène plus de difficultés à trouver de la nourriture, de l'eau potable, ou un minimum de revenu.» Et ce sont principalement des femmes et des enfants -«des populations fragiles», rappelle François Danel- qui sont en première ligne. Les humanitaires s'emploient à mettre en place des systèmes d'eau potable, des cantines ou des distributions de vivres, mais aussi à initier des campagnes de nettoyage et d'hygiène pour empêcher le développement d'épidémies.
Autre inquiétude, l'existence de «poches de gravité». La situation n'est pas la même dans tout le pays, mais il y a des endroits de grande concentration, comme à Duékué par exemple. «Après les massacres qui ont eu lieu de part et d'autre, il y a eu un déplacement de populations au sein même de la ville vers les zones reculés
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